mardi 30 avril 2013

Au Bonheur des Drames ou qui aime bien, châtillonne bien


     Pour ajouter au remarquable récit de Gilles, qui conte merveilleusement bien notre belle journée au Rocher du Châtillon, je reconnais qu’il est exact que mes compagnons ont été adorables, patients, accommodants, suivi de pleins d’autres qualitatifs agréables : en somme, pareil à eux même. Comme je dois confesser qu’il est véritable que j’ai été particulièrement versatile et difficile à suivre ce jour là, voulant à tout prix endosser à chaque instant des personnages différents. En effet, durant un temps, assez court, j’ai été l’homme araignée, pour d’un coup endosser le costume de l’homme volant. Réincarnation qu’ils n’ont pas pu voir longtemps, puisqu’en route, ne me souvenant toutefois pas pourquoi, j’ai changé de trajectoire pour me transformer en l’homme qui tombe à pic. Sur le coup, mes compagnons de jeux, ont été surpris de me voir subitement faire l’intéressant dans les airs avec mon collant noir de super héros. Mais je dois reconnaître  à la faveur de leurs merveilleux réflexes  qu’ils ne m’ont toutefois pas laissé tomber : enfin suivant l’expression consacrée, puisqu’ils ont choisi de me suivre jusqu’au bout dans mes délires infantiles. Après le toc et le crac des plus affreux, quand ils m’ont vu jouer les comateux, ils se sont dit : Ok pourquoi pas ! Jouons au docteur puisqu’il tient tant à jouer le malade…

      Cependant, j’ai dû dormir car je ne me souviens pas de tout. De mauvaises langues m’ont colporté, après coup, que Gilles, fort d’avoir toujours eu l’espoir qu’une occasion lui soit donnée de jouer au sauveur, aurait dit à ses trois autres comparses : écartez-vous bon sang, je vais lui faire un de ces bouche à bouche à réveiller les morts, que vous m’en donnerez des nouvelles… ». Mais Hervé, jaloux semble-t-il, aurait dit en le tirant sans aménagement par le col : « Non pas toi, tu as mauvaise haleine et le souffle court, cela risque de t’être fatal ». Et aussitôt, il plia péniblement ses genoux et cintra son corps suivant la posture du prieur, afin de pouvoir tendre ses lèvres baveuses à ma bouche. C’est alors que Noël serait intervenu, à bon escient puisque cela m’épargna un soulèvement de foi, et leur aurait balancé d’une voix assurée. « Des conneries tout ça ! J’ai une bien meilleure idée, on va le tarter de toutes nos forces, et vous allez voir que ça ne va pas traîner  son délire. C’est là, las des coups sur la tronche et des coups de poing sur mon sternum que j’aurais dit - bien que j’ai peine à le croire - : « j’ai mal, j’ai mal… ». Trois fois, comme le train, pendant que Patrick faisait en douce des photos pour les refourguer à bon prix à Paris Match . Je ne jurerais pas que tous ces détails soient vérité vraie, mais par contre ce qui est certain, c’est que nos jeux et nos rires ont attiré du monde. Si bien que nous nous sommes retrouvés à plein à se marrer, des gens que je ne connaissais pas, néanmoins tous forts sympathiques. Ils sont venus avec une valise pleine de trucs drôles dedans et avec des tenues marrantes  des blanches, des bleues avec le nom de leur club dessus. Comme je me suis retrouvé à moitié nu (Pendant mon sommeil, un malappris en a profité pour me piquer mes pompes toutes neuves), la bande à Samu, pour me consoler de mes pieds nus, m’ont déguisé en plastic-man ; après, avec la Bande à Pin-Pon on a fait de la luge, surtout moi. Je ne vous dis pas la tête des copains. « Ce n’est pas juste, il y en a que pour lui, pourquoi pas nous », qu’ils disaient. Mais moi, je n’ai pas râlé quand ils ont fait, sans nous, leur tour en hélico aux frais du président. Chacun son tour, il suffit d’être patient, car ces occasions-là, ça tombe au moment où on s’y attend le moins : alors pas de jalousie s’il vous plait. Après, ça a été encore très drôle, on a fait de la voiture à tout berzingue, mais curieusement pas tamponneuse, pas compris pourquoi. Après, avec la bande à Urg on est passé dans le tuyau de la peur : effrayant car dedans on peut voir des squelettes, de la cervelle sanguinolente, des boyaux verts tachetés de gras jaune pisseux. Mieux que le train fantôme, qui ne fait pas peur du tout, sauf si on le fait un peu exprès : les filles font très bien ça ! Enfin, pour résumer, je me suis bien fendu la poire et je crois que de cette journée merveilleuse, pleine de rebondissements inattendus, j’en garderai assurément une trace indélébile dans ma tête.

      Au faite ! Dites les camarades, j’ai un autre bon plan pour aller jouer du côté de la Butte aux Dames, peu avant Apremont Bisons. C’est tout neuf, et il y a de quoi s’amuser pour tous et toutes, même pour les grosses du club. Alors, ça vous dit de vous en payer une tranche… Pour vous faire baver de désir, voir les photos qui suivent astucieusement stockées sur mon compte Gplus.


      J.Y.D tremblant de peur dans l'orange sanguine.

Du Rythme dans les Blues


Seb broie du noir    

1 commentaire:

  1. Je sens l'auteur de cette magnifique prose mur pour devenir le vieillard qui écrivait des romans d'amour.
    une grosse grimpeuse

    RépondreSupprimer

Pour laisser un commentaire sur les messages sans être connecté au blog, quand le commentaire est rempli à la rubrique " sélectionner le profil ", choisir "nom/URL" et mettre une identité (pseudo, prénom, etc.) à "Nom" et pour l'URL copiez simplement l'adresse du blog : http://grimpeasl91.blogspot.fr
Ensuite apparait le fameux "captcha", certes pénible mais devenu incontournable sur internet et enfin publier le commentaire.
Si problème envoyer un courriel à : asl91escalade.fr
L'administrateur