vendredi 23 décembre 2016

Bilan et projets pour 2017 : la deuxième couche...

Préambule de cette fin d’année Bleausarde :


            On peut le dire, les circuits sont le terrain de base de nos escalades, du moins le terrain fédérateur (et socialisant) pour une pratique en club. Et depuis très longtemps nous savons cela, ce qui explique « en partie » notre engagement, car il faut que l’on reconnait que créer ou amender un circuit, c’est aussi une manière de jouer du rocher qui nous convient. Par conséquent : certains tribuns qui n'ont pas peur des mots qui cognent forts, nous accusent de faire notre cuisine bleausarde à notre sauce ! - Attention à la gamelle !

- C’est vrai, et nous le confessons les yeux dans les cieux : nous avons le malin plaisir à vous mijoter des bons plats, des grattons pour ceux qui ont la dalle, des réglettes à pulpes et juteuses que l’on peut déguster avec du cake ; et pour ceux qui aiment le salé et qui ont la frite, nous leur préparons un bel assortiment de barquettes : à prendre à deux doigts ou à pleine main pour les gourmands. Bien sure, on n’est pas obligé d’aimer ce qu'on a préparé, parce que trop ceci ou pas assez cela. Mais, nous ne sommes pas dupes, même si dans les torchons de la toile ça bave, tout crocs dehors comme jeune loup affamé, qui refuse de se servir de nos plats mis au goût du jour ? 

- Ne chercher pas ! évidemment les mêmes !  Évidemment ceux qui n’en ont pas besoin, aussi c’est facile pour eux de dire : toucher à rien, ça nous convient comme c’est ! - De l’égomoigisme par excellence ! Mais comme un grand philosophe l’a écrit : « N’écouter que ceux qui ne disent rien : leur silence est d’or ! Quant aux fâcheux, laissez-les mettes leur grain sel dans votre soupe populaire, car quoique vous fassiez, ils vous hacheront menu à petit feu ».
- Merci maître pour ce sage conseil. Dorénavant, c’est ce que l’on va faire, on va les laisser nous casser du sucre sur le dos, et on va crânement retourner à nos ustensiles… 

- Voyons à présent ce qu'on a au menu 2017 pour les écumeurs boulimiques. Bigre, nous avons sur le feu trois petits cadeaux surprises avec dedans un assortiment de rochers maisons, qui, on l'espère, ne vous laisserons pas sur votre faim.  Voyez plutôt :



Texte pondu par Caliméro (Le Canard boiteux du club...). C'est une reprise... avec chiffres et commentaires réactualisés en décembre 2016 en rapport avec l'actualité récente concernant les circuits... 
(Durée de la lecture pour ce texte capital : 5 minutes environ sans les index).

Bon je reprends depuis le début... - Je disais donc que si nous regardions l'ensemble des pistes qui ont été « peinturlurées » à Bleau cette année, nous verrions que nous sommes au sommet de notre art, des héros du pinceau, des champions de la brosse à décaper. En effet avec trois circuits créés par nos soins et douze autres entretenus en 2016 (1), pour la unième année consécutive, notre club pourrait être proclamé : Champion du monde... « The World Champion » pour faire fort et moderne.




J’ai l’air d’exagérer, de faire le fier à bras, de chercher à clouer le bec de certains corbeaux, et pourtant c’est la vérité si l'on considère comme exact ce que j’ai lu de la plume de ces gens qui savent tout et s’en vantent. Que disent-ils : Que les circuits sont une spécificité Bleausarde et que nulle par ailleurs dans le monde, on y connait une telle densité. Ce qui signifie qu’avec ses 48 circuits créés en cinquante années par notre club : circuits qui sont encore pratiqués car je ne compte pas les quelques rares circuits que nous avons tracés et qui ont disparu faute d'être fréquenté et entretenu, notre club détient sans doute un record planétaire. Et ce n'est pas tout, il en est de même, si nous comptons les 29 circuits que nous avons entretenus, souvent plusieurs fois, bien que nous ne soyons pas les créateurs, cela élève le nombre de circuits pris à notre charge à 77 circuits, sur les 267 circuits réels encore praticables aujourd’hui... En tout cas, s'il n'est pas question de record, nul doute que le club d'escalade de Ste Geneviève des Bois de par son dynamisme et sa maturité a laissé quelques empreintes éphémères sur les sables de Bleau. 

Cependant, vu comment certains brassent du vent et vous pompent l'air dès que l'on retourne les vieux matelas pour les aérer, c’est à vous décourager d’entretenir des circuits… Passe encore d'être traité de voleur de blocs, de vieil emplumé, de peinturlureur hystérique, de canard chiasseux, de pathétique bleausaillon, mais qu’on soit obligé de lire leurs flatteries courtisanes, notre travail leur donnant l’occasion de paraître sympathisant, et sympathique, en sortant ce genre de truc : Un grand bravo pour ce formidable travail et la refonte de ce massif très fréquenté les beaux WE ! (2). Là, la nausée me monte au nez et j'ai peine à respirer le même air qu'eux, c'est dire combien j’apprécie leur humour noir, lorsqu'ils me jettent des fleurs pour me mettre en boite. (voir plus loin : la clé...).

- De par la peinture bleue de nos ancêtres ! Nous savons que ce que l’on fait est formidable, plaisant pour nous, et utile aux autres. Sinon, on ne le ferait pas. Aussi au nom de quelle vertueuse qualité ces gens vous distribuent-ils leurs compliments à la noix ? Pour un peu, on devrait en plus les remercier d’avoir été pour une fois aimables avec nous. Mais, on n’est pas de la dernière couvée : une brosse à reluire contre une brosse à décaper : c'est comme à une remise des médailles : on voit le commandeur de troupes. Pas d'accord pour jouer au humble soldat à la solde d'un fantoche. D'accord le Boss a le bras long, et il peut faire ou défaire une réputation d'un simple mot... Mais, il ne manquerait plus que ça que je m’incline humblement, pour recevoir dans ma timbale de misérable pécheur, leur aumône à deux balles ! Je préfère encore, lorsque les mêmes bonimenteurs postent leurs trucs vachards contre Caliméro ; car là, je sais qu’ils sont sincères lorsqu'il évoque par exemple mon passage vers les ténèbres : « Et rassurez-vous, le temps aura raison des quelques balises de l'ex-poussin laissées ici et là ! ». Une oraison funeste signé par un type, au nom de tout les siens (3). C’est bête et méchant à se faire un harakiri de rire, si seulement je n’avais pas perçu la détresse du personnage visible entre les mots. En effet, le mauvais drôle parle de balises, mais pour mieux parler de la crainte qu’il voudrait qu’inspirent ses paroles cinglantes comme un coup de fouet. Mais qu’il se rassure, ça marche, car quand je vois jusqu’où peut aller la déraison des plus faibles, je balise effectivement lorsque je suis en forêt… - Qui n’aurait pas peur du grand méchant loup aux crocs acérés ? Celui qui transforme mes rêves en cauchemars. C’est dire les soucis que me donnent ce tribun et sa bande de clones. Soucis que je n’arrive pas à taire ! Car en plus, d'après eux, je devrais m’accommoder de cet état des choses : en prendre plein le bec et garder le sourire ! 


Mais en même temps, tête à queue, tète du nœud (4), il a raison le bougre et sa bande de camouflés, j’aurais tort de n’écouter que ma crainte d’être canardé à bout portant par ces chasseurs de crimes, à chaque fois que je peins un beau « A » sur le rocher. Le « A » qui marque la fin de travaux du circuit, livré tout neuf, à ceux qui savent quoi en faire ; c'est à dire aux gens contents, heureusement bien plus nombreux que ces fâcheux ! En effet, à Bleau, il y a aussi des gens qui n’ont pas un atome de méchanceté et qui vous disent qu’ils aiment bien ce que nous faisons, et qu’ils sont contents de pouvoir traîner leurs vieilles chaussures sur des circuits neufs. Et cela nous arrange, voyez-vous, car nous, nous aimons sauver des circuits de l’abandon, réinventer ceux qui sont délaissés : en soit imaginer un enchainement et le réaliser avec des amies et amis. Parfois, mis au point en une après midi, comme pour l’orange de la Roche aux Sabots ; parfois en cinq ou six comme pour l’orange de la 95.2. Sans compter, bien sûr, le temps investi pour le brossage-décapage et la peinture des signes. 




A propos, savez-vous la valeur d’un circuit ? Et ce qui nous en coûte de nous en occuper ? C’est difficile à dire, car un circuit neuf ne coûte rien à ceux qui l’utilise. Et bien, le coût d’un circuit refait à neuf, c’est principalement du temps. Et comme chacun le sait, le temps c’est de l’argent. Et bien cet argent là, comme il est à nous, on entend le dépenser librement. En tout cas, sans rendre compte à ces gens qui se sont autoproclamés Big Boss de la Forêt, et qui s’imaginent que nous leur devons obéissance, et qu’ils peuvent nous engueuler ou nous payer avec des flatteries. Vous savez, ces sortes de fleurs des champs qui ne coûtent rien à offrir et qui se fanent plus vite que se consume une cigarette. Les rosses, ils ne nous payent pas nos brosses, et ils nous rossent dès qu’on bosse ; après, ils s’étonnent que l’on bougonne comme des sales gosses. (5). 



Mais oublions le passé et parlons de nos travaux de réfections en cours et priant le ciel que l’on soit épargné par la colère des démiurges caractériels.
Prochainement nous allons présenter à nos confrères actifs, bien que peu soient réactifs en réalité, trois projets de reprises : d’abord le circuit rouge de 95.2 entièrement repensé, l'ancien étant perdu ; puis un projet d'un nouveau circuit jaune pour grimpeurs déjà aguerris à la Canche aux Merciers ; et enfin, proposer la création d'un circuit orange à Franchard Sablons. (6). Ces « enchainements » sont prêts, car il ne nous viendrait pas à l'idée, de refaire un circuit avec des voies nouvelles sans les avoir parcouru. - Voilà de quoi organiser au sein de notre club de nouvelles belles séances d’essayages et de peinture à la mode de chez nous. Et briller encore, un record que tout le monde se fout, à commencer par nous. 


(1)   Récapitulatif des pistes effectuées par les membres de l'ASL cette année :


Massifs
Circuits
Peintres
Rocher du Duc
Le Télégraphe
Jaune PD sup « J.Pillot »
 Orange AD sup « J.Pillot »
Pierre Laroche.
Jemmie Dupof.
St Germain
Orange AD sup
Bleu D
Rouge TD
Jérémie De Lamagne,
Rémi Dukaque,
Pierre Laroche.
Cathy Voloven,
Christelle Legrat,
Lamie Zip,
Laura Laprise
Gros Sablons
Bleu D sup
Cathy Voloven,
Remi Dukaque.
Rocher Fin
Jaune PD
Orange AD sup
Pierre Laroche
95.2
Orange AD/AD sup
Bleu D
Jérémie De Lamagne,
Rémi Dukaque,
Andy Cakamore,
Christelle Legrat,
Lamie Zip,
Pascale Auclou.
Pierre Laroche.

Gorge aux Châts
Jaune AD inf
Bleu D
Jérémy Ducake,
Pierre Laroche,
Christal Deroche
Rocher des Potets
Jaune PD
Derict Dupied,
Jean Volopadur,
Jaime Ladulf.
Pierre Laroche.
Rocher du Duc
Le Télégraphe
Caramel Enfant « Usep ».
P Laroche,
P Etienne,
P Juhel.
J.A Martin
Jaune PD
Pierre Laroche

(2)   Posté le 1 juin 2016 à propos de notre travail au Rocher St Germain.

(3)   Posté le 16 juin 2016 à propos de notre travail au Pignon 95.2, et il y eu pire depuis.

(4)    A remplacer éventuellement par une grossièreté populaire.

(5)    Comment voulez-vous que le grimpeur « lambda » sache cela, si même le grimpeur « Bêta » ne le sait pas. En effet, contrairement à ce que l'ex chef suprême du Cosiroc a publié dans son site, nous travaillons en étroite collaboration avec l'ONF : le gestionnaire des forêts domaniales dans lesquelles sont la plupart des sites d’escalade du Grand Fontainebleau; et bien entendu avec la commission départementale des sites naturels d’escalade de la FFME. Il faut savoir que cette commission rassemble toutes les bonnes volontés sans exclure en principe qui que ce soit : individuel ou attaché à une fédération, à un club, à une association, ou toute autre organisation. Nous sommes à la fois d’un club et d’une fédération. et contrairement à ce que disent ces gens mal informés, nous respectons depuis des années, le protocole de la commission circuit à la lettre. Protocole qui dit, entre autres, de soumette les projets de restaurations des circuits, aux collectifs grimpeurs de la commission, et aussi à l'agent responsable de l’ONF bien souvent oublié dans le passé... Bien entendu, ce protocole n’est pas suivi par tous, à commencer par les détracteurs qui haranguent leur monde du haut de leur tribune, et étonnamment non plus, par ceux qui ont le plus beau langage pour nous parler des vertus du travail collaboratif, de la convivialité, des décisions collégiales, du fonctionnement démocratique, du respect et de l’éthique. Ça semble incroyable, pourtant c’est vrai : on peut utiliser des mots sans en maîtriser totalement le sens. Mais ce n'est pas grave lorsqu’on se figure qu’on est patron, et qu’à ce titre suprême, on est au dessus des règles de bienséances exigées pour les autres. Aller comprendre à présent, pourquoi ces types me sortent par les oreilles... 


(6) Lorsque le tracé d’un circuit est en prévision d’être transformé, et à plus forte raison lorsque celui-ci est nouveau, avant toutes peintures, un projet présentant les détails du nouveau tracé doit être proposé à tous ses membres, afin que chacun ait la possibilité de s’instruire du projet ; de retourner au « maître d’œuvre » à l’initiative de l’entreprise : avis, assentiments et suggestions. Cette procédure est doublement bénéfique : comme le projet définitif est consensuel, même si le maître d’œuvre doit parfois « trancher » s’il y a pas unanimité sur quelques points particuliers, il renforce l’entente entre les actifs, et en plus les réalisations s’avèrent mieux construites lorsqu’elles sont collégiales... Aussi, conscient de ces avantages, la majorité entre-nous, partagent leurs projets pour récolter et réfléchir sur les observations. Ce qui n’est pas obligatoire : cela dépend de la maturité morale et intellectuelle de chacun, autrement dit de leur bonne volonté...



4 commentaires:

  1. Cher Jean Jacques,
    On en rigolerait presque ! Bien belle diatribe. Ah, pardon...on ne dit rien...
    Bonne grimpe à toi et aux membres véritablement licenciés à la FSGT de Sainte Geneviève des Bois.
    Greg & Cie

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  2. Foi de canard qui en a gras à la patate, le Bosschévisme , il en est gavé que ça lui reste au travers de la gorge. Diatribe ! Mais pas du tout, c’est juste de l’humour potache, qui ne saurait apparaître désobligeant qu’aux anonymes qui postent sous divers faux patronymes de vilaines railleries sur notre blog (et ailleurs). On a bien le droit de rire de la méchanceté…

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  3. Salut l'ASL91 ça me ferait plaisir de grimper avec vous un jour.

    Eh bein dis donc Greg, t'as pas perdu de temps ni l'occasion !
    à peine appris de la bouche de Gilles R. lors de l'AG cosiroc de mardi 20/09 ...

    CR de l’AG du cosiroc du 12 décembre 2009 :
    Antoine Melchior (GUMS) ; Président.
    Jean-Jacques Naëls (FSGT) ; Vice Président.
    Oleg Sokolsky (CAF IdF) ; Vice Président.
    Jean-Yves Derouck (ARB) ; Secrétaire.
    Philippe Muller (PSUC) ; Trésorier

    Alors, simple oubli momentané de Jean-Jacques Naëls de ne pas s'être affilié à l'ASL91 FSGT ou disfonctionnement général ?

    Cordialement.
    François

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  4. Si j'ai bien compris Greg des blocs, Gilles Rotillon au cours de la dernière AG du cosiroc, lui aurait confié que je n'étais pas "véritablement" licencié au club de Sainte Geneviève des Bois... Et que c'est sans doute pour ça qu’il se permet de publier sur son site ce genre de truc : « Tu préfères continuer dans ton rôle d'individualiste parasite associatif, poursuivant ta soif insatiable de reconnaissance, affermi maintenant par le profit personnel induit par la vente de tes topos perso d'un domaine public qui ne t'appartient pas ? - Continu tes circuits. (On ne va pas te le voler, ton joujou !)… Et il y a beaucoup mieux...
    Merci les copains.....

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