mardi 30 avril 2013

Au Bonheur des Drames ou qui aime bien, châtillonne bien


     Pour ajouter au remarquable récit de Gilles, qui conte merveilleusement bien notre belle journée au Rocher du Châtillon, je reconnais qu’il est exact que mes compagnons ont été adorables, patients, accommodants, suivi de pleins d’autres qualitatifs agréables : en somme, pareil à eux même. Comme je dois confesser qu’il est véritable que j’ai été particulièrement versatile et difficile à suivre ce jour là, voulant à tout prix endosser à chaque instant des personnages différents. En effet, durant un temps, assez court, j’ai été l’homme araignée, pour d’un coup endosser le costume de l’homme volant. Réincarnation qu’ils n’ont pas pu voir longtemps, puisqu’en route, ne me souvenant toutefois pas pourquoi, j’ai changé de trajectoire pour me transformer en l’homme qui tombe à pic. Sur le coup, mes compagnons de jeux, ont été surpris de me voir subitement faire l’intéressant dans les airs avec mon collant noir de super héros. Mais je dois reconnaître  à la faveur de leurs merveilleux réflexes  qu’ils ne m’ont toutefois pas laissé tomber : enfin suivant l’expression consacrée, puisqu’ils ont choisi de me suivre jusqu’au bout dans mes délires infantiles. Après le toc et le crac des plus affreux, quand ils m’ont vu jouer les comateux, ils se sont dit : Ok pourquoi pas ! Jouons au docteur puisqu’il tient tant à jouer le malade…

mercredi 24 avril 2013

La compétition du Mont Simonet


Comme je me suis fais sévèrement réprimander pas Pascal pour ne pas avoir mis de photos avec mon récit  de notre belle journée d'escalade au rocher Chatillon (d'une part je n'en avais pas et d'autre part vous auriez aimé ça vous des photos de Pepito?), j'ai un peu peur qu'il récidive ici parce que je me permet d'utiliser les photos de Jean-Louis (que je tiens à remercier pour sa contribution involontaire et ses belles photos). Mais tant pis, j'en prends le risque. Sur cette photo, outre le grimpeur en action, on remarquera trois magnifiques spécimens (surtout un) de dinos très bien conservés.

dimanche 21 avril 2013

Compète au Mont Simonet

Dans l'attente d'un récit plus circonstancié et d'un classement que tout le monde redoute (sauf Catherine G), voici quelques images de la compétition du 20 avril.


José, je te rappelle qu'on ne crache pas sur ses adversaires!

Jean-Yves dans une position acrobatique, sous l'oeil de pareurs vigilants.

Ah! Une bonne âme réalise qu'il va bientôt se vautrer pour la quinzième fois sur ce passage. Mais l'opiniâtre viendra à bout du "'petit comprimé", 6c.

Un pro dans le viseur.

Admirez la douceur du toucher de José. Malou, quelle chance tu as...


samedi 20 avril 2013

Une bien belle journée


Mardi 16 avril nous avons rendez-vous avec Pepito au rocher Chatillon pour tester sa piste jaune qui vient compléter les autres pistes de ce massif remis à neuf.
Avec Hervé, Patrick et Noël, nous nous réjouissons de cette occasion de grimper avec le créateur de cette piste et nous espérons qu’elle sera plus intéressante que les autres, surtout que la noire qui nous a beaucoup déçu. Malheureusement, quand nous arrivons à 11h30 au départ des pistes, Pepito n’est pas là et nous devons nous résigner à grimper sans lui. Vers le numéro 4, inquiets, nous lui passons un coup de fil et il nous répond encore ensommeillé, qu’il n’est pas encore 12h30. Après lui avoir expliqué qu’on a changé d’heure depuis un certain temps, il nous assure qu’il arrive dans les plus brefs délais et effectivement c’est au moment où l’on atteint le n°9 qu’il surgit entre deux rochers. Après l’avoir félicité pour le début de la piste par prudence (un Pepito en colère c’est grave et il vaut mieux être attentionné avec lui), il se met à son tour à grimper. Son premier rocher est un bis jaune entre le 10 et le 11 et après l’avoir réussi du premier coup, il se dirige vers le n°11, un joli angle surplombant pourvu à l’évidence de gros baquets du début à la fin et que vous pouvez voir dans le dernier reportage sur le blog avec Pepito en action. En quelques secondes le voilà au dernier mouvement, les deux mains dans le bac du haut, le pied droit sur un gros gratton et le pied gauche en crochetage près de ses mains. Une dernière traction sur les mains et il s’envole gracieusement en me passant au-dessus de la tête pour s’écraser trois mètres plus loin et plus bas, à plat dos et la tête heurtant violemment un rocher avec un bruit sinistre d’ossements brisés. Nous sommes meurtris, honteux de ne pas avoir eu le temps de crier Olé ! et je me précipite sur lui pour lui donner des baffes (il semble inconscient) et le secouer de toutes mes forces pour le faire revenir à lui. La manœuvre réussit et il semble reprendre ses esprits, en tout cas il bouge, mais curieusement il refuse absolument de continuer à grimper avec nous. Il tient même des propos incohérents, utilise des mots qu’on ne connaît pas (j’ai mal ?), reste sourd à nos admonestations, puis à nos injures. Au bout d’une heure, de guerre lasse, nous appelons les autorités pour lui faire entendre raison. Au départ on voulait juste des gendarmes, histoire de lui faire peur pour qu’il reprenne l’escalade, mais ils sont venus avec cinq pompiers, un médecin et deux infirmiers (bonjour le trou de la sécu et nos impôts !). Et malgré tous leurs efforts conjugués, du discours raisonnable à la menace de procès verbal en passant par des injections de diverses drogues, tout ce qu’ils ont pu obtenir c’est de le ficeler dans une civière gonflable (lui il réclamait une poupée) et de l’installer sur une luge pour le faire glisser jusqu’à l’ambulance sur les aiguilles de pins. Quant à nous nous n’avions plus qu’à regagner notre voiture et à nous occuper de la sienne pour la ramener chez lui, pendant qu’il allait se faire dorloter à l’hôpital de Corbeil et passer des examens dont le coût dépasse l’imagination. Merci Pepito, grâce à toi on a passé une bien belle journée !
Gilles

mercredi 10 avril 2013

Le circuit Jaune et le circuit Bleu du Rocher de Châtillon.


Mauvaises nouvelles
         Ça y est, après trois semaines de travail éreintant, usé trois brosses métalliques, vidé cinq litres de décapant, épuisé trois litres de peinture, de la blanche, de la jaune et de la bleue, j’ai enfin le droit de prendre la queue pour vous dévoiler ce secret de polichinelle : j’ai enfin achevé la réfection d’une piste Jaune et d’un circuit Bleu au Rocher de Châtillon. Deux pistes achevées qui auraient pu ne pas l’être si j’avais pris comme vérité les commentaires décourageants de quelques visiteurs venus vanter d’une voix plaintive, à défaut d’avoir un long violon voilé sous la main, tous les défauts du massif. Soit, toutes les bonnes raisons de ne pas revenir : trop petit, trop haut, trop morphologique, trop de pente, trop athlétique, trop exposé, trop glissant, trop de tout en somme… Tout ces « trop » pouvant se résumer par un simple : « Pas assez bien ». 

Macarons de départs : Trop Voyants !
             

          Je n’invente rien, effectivement, il y a une voie exposée sur la piste bleue, le numéro 3, qui en plus est pour grand, et pour le moins, athlétique. Trois défauts en poupée russe, un cumul qui compromet le tout. Surtout que plus loin, il y a quelques blocs qui se suivent dans la pente, compliquant, à se décourager, la pose du tapis de réception. Mais heureusement pour les moins exigeants, ces blocs ne sont pas très hauts et permettent une parade facile. Après, il y a des surplombs et des traversées ; puis après, une fois qu’on a les bras bien anéantis, arrive la série des blocs hauts. Ils n’ont que ça comme défaut, une qualité pour certains, mais c’est déjà trop pour être appréhendés avec sérénité. Puis il y a le final, le bloc qui aurait dû être sur la piste rouge, surtout qu’il y a des rouges beaucoup plus faciles. Bref, il y a de quoi repartir déçu avec l’envie d’oublier ce massif.


Le 7 Bleu : Trop en pente ! 


Le 27 Bleu : Trop Haut ! 

          Maintenant que j’ai donné toutes les raisons de ne pas suivre le circuit bleu, passons aux motifs de plaintes pour ne pas s’intéresser au circuit Jaune. Comme il est dans le même massif que le Bleu, il accumule les mêmes défauts : les blocs sont trop petits ou ils sont trop hauts, trop durs ou trop faciles, trop morphologiques ou trop athlétique. En contre partie, on pourrait parler des grimpeurs qui sont repartis contents en disant : « bon boulot, super » ; et pour le prouver, sont revenues plusieurs fois, mais j’aurai l’air de me vanter, d’être sensible qu’aux compliments alors qu’en fait je ne fais attention qu’aux observations négatives. Je ne parlerai pas des autres circuits, de l’Orange et du Rouge en particulier, laissant les auteurs le soin de les présenter eux-mêmes. Nous avons trop aimé.

Le 11 jaune : trop athlétique !


Le 9 Jaune : Trop Facile !


Ça n'a rien à voir : mais c'est trop Aztèque ! 



Plus sérieusement, voici les gros détails des circuits.
          Le circuit Jaune est d’un niveau global PD sup/AD inf avec un surcroît de 10 passages marqués en bis montant la sauce à AD ; ces derniers sont, soit plus difficiles ou soit très hauts, ce qui veut dire qu’ils ne conviennent pas à l’initiation. Le tout fait quarante passages, dont seuls neuf proviennent de l’ancienne mouture abandonnée depuis des lustres, on peut donc prétendre que nous avons affaire à un nouveau circuit. A noter que la mise au point du tracé a été effectuée avec l’aide de Philippe Leduby, mais peint par mes soins. Voici à présent un commentaire le concernant que j’ai reçu par mail : « Intéressant et adapté aux débutants. Devrait avoir du succès. Cotation d'ensemble : PD sup à AD avec les bis. ».

            Quant au circuit Bleu, il propose 35 passages, donc 5 en bis (quatre départs assis et une voie exposée) pour une cotation global D (D sup avec les bis). Il reprend 20 passages de l’ancien tracé ce qui veut dire que le reste est des nouvelles lignes. Lors de la refonte, plusieurs passages de l’ancienne mouture ont été, soit inclus dans l’Orange, soit dans la Jaune, soit abandonné ou laissés vacants car trop proches de la Rouge.


          Pour finir, pour ceux que ça tentent, à 300m au sud ouest, un superbe passage d’arête a été ouvert, hélas il sèche trop lentement après la pluie.

Trop Long, trop dur, trop loin !


En bref ! - N'y aller pas, c'est trop triste !


lundi 8 avril 2013

Châtillon fait peau neuve

Coup de projecteur sur le Rocher de Châtillon qui a fait peau neuve cet hiver, grâce aux travaux successifs  de l'équipe de l'US Ivry d'une part (nouveaux circuits orange, rouge et noir), puis de Pépito (remodelage du jaune et du bleu). De nouveaux passages magnifiques sur le circuit orange, quelques jolis jaunes inédits, c'est dans ces niveaux qu'on aura les plus belles surprises, notamment côté Ouest sur le haut de la butte où les blocs ont de bonnes chutes sur un sol plat, comme celui en image ci-dessous.


Rencontre amicale du 21 avril



Quelques images pour vous allécher et vous inviter à découvrir un site inconnu du bassin de Larchant, le Mont Simonet. Le site a été grimpé il y a plus de trente ans et on y trouve les vestiges de circuits tracés par l'ineffable Charly, à une période où les peintures au plomb mettaient un siècle à disparaître...
Ensuite il est retombé dans l'oubli (quand vous verrez les circuits vous saurez pourquoi!) jusqu'à ce que les grimpeurs de 7 l'investissent et y découvrent des lignes formidables.
Il y manquait des voies faciles et intermédiaires, c'est désormais chose faite pour notre compétition du printemps.

Promis, il y en aura pour tous les niveaux