dimanche 24 mars 2013

Geyik, le retour



Notre dernier séjour d'escalade à Antalya datait de février 2007. Aidés par les circonstances d'une météo qui nous a fait fuir le Sud de la France, nous revenions donc revisiter six ans plus tard le fameux spot de Turquie qui nous avait tant séduits. Les nouvelles voies ne poussent pas là-bas au même rythme qu'à Kalymnos, alors on peut espacer les visites...


Quoi de neuf en 2013? La première chose qui saute aux yeux, c'est la rapidité avec laquelle la ville d'Antalya se développe, dépassant le million et demi d'habitants dans l'agglomération. Le plus impressionnant étant la banlieue de Konyalti, près de la plage, où des centaines d'immeubles colorés s'élèvent là où il n'y avait encore qu'un petit quartier populaire. De même en est-il de certaines stations balnéaires de la côte où les hôtels gigantesques à l'architecture parfois délirante rappellent Las Palmas des Canaries ou Las Vegas!

Pourquoi grimper en Turquie?


La première raison en est le climat, car hormis décembre et janvier où il pleut beaucoup, les autres mois d'hiver sont suffisamment doux pour passer la journée en plein air. Il n'est pas rare qu'à la mi-saison on soit obligé de grimper à l'ombre entre 12 et 16 heures. Même la mer est baignable toute l'année (enfin, d'après Catherine!).

Deuxième raison, le rocher: un calcaire tendre et coloré, un peu moins tendre qu'à Kaly mais du même genre. Selon les secteurs, les styles sont variés sur un rocher prisu, à concrétions dans les dévers et piquant dans les dalles, avec même des conglomérats extras à grimper. On y trouve suffisamment de voies de 5 pour quelques jours, avec un niveau 6a on peut grimper une grosse semaine et à partir de 6b on y revient plusieurs fois... Et cela rien que pour le site de Geyikbayiri (du nom du village au-dessus), alors qu'il y a maintenant environ 200 voies sur le site d'Olympos en bord de mer à 50 kms et quelques sites mineurs dispersés dans la région.

A Sarkit, le secteur à tufas abrité de la pluie.


En détail, Catherine dans "Yagmur Duasi, 7a

Son voisin démarre "Colonist", 6c+

Troisième raison: les facilités autour de l'escalade. A Geyik, tous les secteurs entourent un point central, le « camp des allemands » et ne sont jamais éloignés de plus d'un kilomètre. Avec un véhicule, on se gare sous le secteur de son choix que l'on atteint toujours en moins de 5 minutes, sauf Trebenna, avec son épuisante approche (au moins le double!). Parmi ces facilités, il y a l'accès et les commodités: Geyik est à moins d'une heure d'un aéroport international, on n'a pas besoin de véhicule, sauf pour le tourisme, il existe trois formules d'hébergement au pied des falaises (campings, bungalows, pensions). Autre possibilité: une formule « tout compris » dans un luxueux hôtel de la côte auquel il faut ajouter la location d'une voiture. Il faut savoir qu'à cette période, en l'achetant en dernière minute, c'est meilleur marché que le camping avec un vol sec!




Hébergement version 5 étoiles abordable.



Et version "grimpeur", chez Josito.

Quatrième raison: la région est magnifique et son attrait touristique incontestable, avec sites archéologiques et eaux turquoises pour la baignade à une douzaine de kilomètres. Particulièrement en fin d'hiver quand les sommets enneigés surplombent la Méditerrannée. On peut même aller skier un jour de repos avant de piquer une tête dans la mer... unique!

Les tombeaux lyciens de Mira
Des plages désertes à cette époque

Seul inconvénient: ce n'est vraiment pas le site idéal pour débuter car les voies de 3 et 4 y sont rares et courtes.

Pour les amis qui y sont allés à la toussaint 2007, voici une revue rapide des nouveautés.

D'abord Tobias, pour faire marcher son affaire (Josito), a bien compris qu'il fallait ouvrir dans tous les niveaux, donc il y a pléthore de nouvelles voies de 5 à 6b. D'ailleurs, le topo a doublé de volume depuis la dernière fois. On trouve ces vois disséminées dans un peu tous les anciens secteurs, ainsi que dans quelques nouveaux sites dédiés, comme les nouveaux murs à gauche chez Josito, ou le nouveau secteur Gizmo, avec 15 longueurs en-dessous de 6b. Les anciennes voies ne sont guère abîmées après dix ans d'âge malgré la fréquentation importante, sauf dans le secteur Mevlana très déversant ou à Trebenna où la magnésie n'est jamais nettoyée par la pluie. Mais la beauté et la particularité de ce site efface cet inconvénient. On y trouve là des 5c et 6a très excitants dans un environnement dantesque.
Pour sa part, Ozturk, l'auteur du topo (vendu sur place 22 euros), s'est chargé de développer le site d'Olympos où il a ouvert plusieurs secteurs très abordables. Il y a là de quoi passer quelques jours. Comme c'est un peu loin de Geyik, pour alterner entre les deux le mieux est la formule hôtel à Kemer (une voiture se loue entre 30 et 40 euros par jour).

Alors, pour résumer, nous sommes revenus enchantés de ce séjour où nous avons pu grimper tous les jours avec une température idéale, même si le soleil a manqué un peu au rendez-vous. Je pense que nous n'attendrons pas six années pour repartir...

Un alignement d'hôtels...

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